Évaluer le potentiel de l’Artemisia annua dans le cadre de la lutte contre le COVID-19

Artemisia et Coronavirus

Justification scientifique de la recherche

Document présentant les arguments scientifiques justifiant la mise oeuvre d’essais cliniques de l’Artemisia annua dans le cadre de la lutte contre la CoVid-19

Artemisia et Coronavirus

Évaluer le potentiel de l’Artemisia annua dans le cadre de la lutte contre le COVID-19

Justification scientifique de la recherche

Justification scientifique de la recherche

Dr Catherine Poisson-Benatouil
Anesthésiste-Réanimateur, Maison de l’Artemisia de Pointe-Noire, République du Congo
Contact : contact@maison-artemisia.org

Jean-Luc Galabert
Consultant, Bureau d’études Inter-Culturel, Nyamata, Rwanda
Contact : etudes@inter-culturel.net

Résumé

Au cours de l’infection au SARS-CoV-2, qui est une maladie respiratoire très contagieuse, 14 % des patients développeront une maladie grave qui nécessitera une hospitalisation et une oxygénation et 5 % d’entre eux seront transférés en réanimation. Le taux de mortalité varie d’un pays à l’autre et est relié aux possibilités de dépistage et aux moyens médicaux dont dispose le pays. Il existe un besoin urgent de traitements qui pourraient être efficaces dès le début des symptômes afin d’éviter le transfert des patients en soins intensifs où le taux de mortalité est très élevé. Le SARS-CoV-2 appartient à la famille des betacoronavirus. Le virus pénètre dans les cellules hôtes de l’organisme où sont retrouvés ensemble les deux récepteurs ACE2 (récepteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2) et la protéase sérique (TMPRSS2).

Après la pénétration virale initiale, via la TMPRSS2 qui déclenche l’activation du récepteur ACE2, le virus entre dans la cellule puis, au cours de sa maturation et pénétration intracytoplasmique, il exprime la CyPA (Cyclophiline A). Celle-ci déclenche l’expression extra-membranaire de la basigine ou CD147 ou EMMPRIN et son activation intracytoplasmique. Le CD147 agit en intra- et extra-membranaire avec de nombreuses protéines. Une troisième molécule la sérine/thréonine kinase (PAK1) dont l’expression est proportionnelle à celle de l’activation du récepteur ACE2 participe au processus pathologique viral.

L’activation de ces molécules qui agissent à l’extérieur et dans la cellule, est à l’origine d’un cyclone cytokinique et de l’amplification de la réaction inflammatoire de l’organisme via une activité chimiotactique intense entraînant l’activité et la circulation des leucocytes et des macrophages et enfin une induction des métalloprotéases (MMP) dont les inhibiteurs sont submergés dans cet état pathologique. A cela s’ajoute une sidération de la fonction lymphocytaire.
Tous les signes cliniques qui résultent de cette réaction inflammatoire non contrôlée post invasive et de l’activation des métalloprotéases apparaissent chez le patient après quelques jours et sont responsables de sa détresse respiratoire aiguë et de ses conséquences. En même temps, les récepteurs étant activés la réplication virale se poursuit.

Artemisia annua a une action antivirale connue contre le cytomégalovirus humain, le virus herpes de type 1, le virus d’Epstein Barr, le virus de l’hépatite C, de la dengue et certaines souches de l’HIV-1. Enfin elle a été testée avec succès lors de l’épidémie du SARS-CoV en 2003 chez des patients recevant la médecine traditionnelle chinoise en complément de la médecine conventionnelle.
Dans ce contexte, les composés de l’Artemisia annua sont susceptibles d’induire une baisse de l’expression des protéines ACE2 et TMPRSS2 via l’altération de la voie aux androgènes ainsi que de la protéine CD147. Les biomolécules de l’Artemisia annua sont aussi des inhibiteurs des métalloprotéases et de la PAK1. En ciblant ces 5 protéines membranaires ou intracytoplasmiques clés de l’entrée et de l’invasion de SARS-CoV-2 dans les cellules hôtes, Artemisia annua peut ralentir le développement de l’infection dans l’organisme humain et donc freiner l’aggravation des symptômes de la COVID-19. Nous proposons de tester l’efficacité et la sécurité de la décoction d’Artemisia annua administrée pendant 14 jours aux patients infectés par le SARS-CoV-2 à formes légères ou modérées dans un essai clinique de phase II, randomisé et contrôlé (Standard of Care) qui sera réalisé en ouvert.

Du fait des habitus culturels, les populations africains recourent souvent à la pharmacopée traditionnelle à base de plante. Celle-ci apparaît comme une modalité thérapeutique essentielle et pertinente dès lors que les conditions de contrôle des pratiques valident leurs efficience et leur innocuité. La confirmation du potentiel anti-viral, immunomodulateur et immunostimulant d’Artemisia annua , dans le cas spécifique du COVID-19, et la validation de la capacité de de l’extrait de cette plante à enrayer le cycle pathologique du SARS-CoV-2 permettraient de proposer en Afrique notamment un « médicament traditionnel amélioré » standardisé dont la matière première est déjà, ou pourrait être, cultivée localement et rendue disponible à un moindre coût.

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